Qui nous rend accablant
De servitude autodidactée
Face aux souvenirs d’un passé
Au cours duquel toujours on s’est senti dépassé.
On voudrait tout oublier,
Tout refouler,
Sauf que c’est impossible.
Notre conscience patauge
Depuis trop longtemps
Dans l’eau de l’émotivité.
Apprendre à désapprendre
Sans comprendre
Qu’il faut avant tout s’entendre
Plutôt que de se pourfendre
Afin d’en ajouter sur l’incandescence impossible d’un tas de cendre.
On est peut-être parti trop tard
Bien qu’on soit parti voilà plusieurs décennies.
On est parti alors qu’il se faisait tard...
On est tout de même parti... Tiens, une clé.
Gronde le ciel;
Lourdes sont nos paupières;
On aurait envie d’être ailleurs;
Sans pour autant cette fois-ci vouloir partir.
La chaleur nous accable.
Notre peine indicible aussi.
Les jours passent
Et la fin qui approche.
Il y a en nous
Ce quelque chose
Qui n’est pas réalisé
Et qui refuse obstinément qu’il en soit ainsi.
Écrire
Parce qu’il le faut.
Écrire
Comme on respire :
Sans y penser;
Sans penser;
Quoique à la fois, cent mille cent pensées;
Pour enfin des maux pansés.
Nadagami