Alors qu’il n’est je.
Mais, pour me soigner, n’ai-je
Que neige?
Et que n’ai-je,
Si je ne pouvais assouvir
Un besoin de tours de manège,
Qui remplacerait ce vide où tout en dessous vire?
Je ne suis nous.
Vous vous êtes tu.
Il n’est ailes.
Elle est îles.
Et il en va tout autant de la neige
Qui enneige
Bien que neige n’ai-je
Car il n’est je.
Il neige,
Encore et depuis trois jours,
Depuis les nuages,
Depuis où on est et où on naît.
Tombent les flocons;
Souffle la brise;
De blancheurs froides débordent les paysages
Car chaleur et ensoleillement s’en sont allés.
Les flocons en chute n’ont de cesse de toujours plus étinceler.
Ce qui neige n’est je;
Plutôt il
Bien qu’il neige de la neige tout comme il pleut de la pluie.
Tombent et s’accumulent les flocons :
Blancheurs enveloppantes;
Feuillus qui ne sont plus que branches nues;
Nudité à laquelle se fixent depuis trois jours des flocons.
Dernier tour de manège :
Neige n’ai-je
Bien que froideur et flocons d’émois en moi
Ai-je.
Nadagami