Que peu d’êtres
Peuvent être
Peu sans l’être.
Peut-être!
Dehors,
La blancheur de cette neige,
Tombée voilà deux jours,
Exacerbe encore ce matin le gris mât des branches des arbres effeuillés
Et morosité de cette teinte qu’amplifie la luminosité
Pleine et enveloppante de l’astre de jour.
Mais bon, on oubliera vite cette dernière bordée
Puisque d’ici quelques jours reprendra le bourgeonnement des feuillus
Sans qu’il n’y ait plus de peut-être...
Quoique jamais de certitude absolue
Ne nous emprisonnera,
À moins,
Bien sûr et peut-être,
Qu’on en soit alors contraint,
Soit d’admettre une certitude assurément contestée le lendemain.
(La pointe de notre stylo
Nous guide :
Étrange sensation.
Vous connaissez l’histoire de la petite dame
Qui se serait endormie sur un banc d’un quelconque parc
Mais qui ne se serait, paraît-il, jamais réveillée
Et qui, malgré d’incessantes recherches, n’aurait jamais été
Retrouvée?)
Comment savoir qu’un événement
Puisse être réellement survenu
Si aucun témoin dudit événement
Ne peut en affirmer ou en infirmer la survenance?
Elle était, paraît-il, assise là.
Paraît-il!
Mais aucun témoin de sa présence en ce lieu public n’a pu être retracé.
À moins que tout cela ne relève du présage d’un évènement à survenir.
Nadagami