Parce que malgré tout le ciel demeure ennuagé,
Parce qu’est tombée tant de neige qu’on a tant pelleté,
Et que c’est par ce qu’on est qu’on est par ce qu’on sait.
Eee... Hein!
Mais que veux-tu dire?
Ou plutôt : que veut dire tu?
C’est, peut-être, parce qu’il a? Qu’il a? Qu’il...
Qu’il a enfin cessé de neiger? Oui!
Et qu’on en a profité pour redécouvrir la cour arrière enfin blanchie,
Pour nous abandonner à l’élan de nos pas
Afin que ceux-ci puissent, sans retenue, s’enfoncer dans la neige.
Ensuite?
On a pris la fuite
Qui était sans suite
Parce que fortuite.
- - -
Avant,
Sans la moindre distinction,
On saluait, avec empressement, sourire aux lèvres, tout un chacun.
Il y a de cela voilà quelques années.
Puis on s’est éloigné de la rue, des louables intentions,
Du devoir d’être gentil, des gens qui, sur le trottoir, y déambulent
Et tout cela enfin, pour éviter de nous faire enquiquiner
Et ainsi profiter davantage du ressourcement du silence.
- - -
Hier, il a neigé.
On a donc, aujourd’hui même, pelleté.
Sur le sol, les flocons, on l’aura deviné, de s’y être accumulés;
La blancheur, tout partout d’exploser.
Rencontre fortuite (retour sur le bord de la rue; bin oui!) :
Voilà quelques décennies nous a-t-on rappelé,
L’hiver, pour ce qui est du froid, était plus coriace;
La neige, beaucoup plus abondante;
Les tempêtes, plus venteuse et plus neigeuse;
Quant au gel, celui-ci s’enfonçait plus profondément dans le sol.
En somme voilà quelques décennies à peine, l’hiver était plus hivernal.
Aujourd’hui, l’automne, l’hiver, le printemps tendent à s’entremêler.
Nadagami