Et alors qu’elles s’échappent du ciel ennuagé
Se désagrège notre inquiétude.
Il y a que le temps sec s’accroche depuis quelques semaines
Et marque un automne à saveur estivale démesurée.
Il n’empêche qu’on se doit d’écrire,
Tandis que les feuillus exhibent davantage leur branchage dénudé,
Pour accrocher à des lignes bleues
Des émotions,
Des vécus,
Des plaisirs,
Des déconvenues.
Passe le temps
Qui use
Afin que se manifeste grâce aux mots et s’accroche à des lignes
L’invisible.
Mais voilà que, tout à coup, on se retrouve
Confronté
À l’incompréhensible nécessité et à l'incontournable devoir
Que réclame le mot serti d’une plénitude d’exhibitionnisme.
Peu importe la qualité du travail,
Seule compte la soumission face à l’acte exigé.
Se fissurent les murs de l’enceinte de nos convictions
Qui souvent se sont révélées être les acquis d’une éducation oppressive.
Les apprentissages,
Les rêves, les espoirs, les désirs :
Plus rien ne tient,
Tout prend le bord.
Prendre le bord...
Se retrouver tout à coup dans une embarcation que le courant entraîne :
Vocabulaire maritime;
Parce que le temps, chez nous, s’est par le passé arrêté
Quoique jamais n’a-t-il cessé de nous frapper de son écoulement.
Quant à la suite?
Elle est tentante mais aussi sertie d’incertitudes.
Pour ce qui est de la langue, c’est notre montagne à escalader.
Nadagami