Les mots.
On attend
Et soudain :
La brise,
La lumière du soleil,
La bleuité céleste,
Les feuillages en frissons successifs.
Et sous d’intenses convulsions phénoménologiques,
L’étrangeté de la combinaison des mots
Qui nous porte à croire
Qu’on croit en ce qui nous porte.
Tombe la lumière sur les feuilles,
S’enfuient les nuages d’un ciel jusque-là ennuagé,
Dessine la ligne d’horizon la clarté du jour :
On n’a pas vraiment envie de fuir, d’être ailleurs bien qu’on y pense.
S’embrouille notre esprit,
Roule à fond notre insouciance jusqu’à ce que :
« Man! »
Oui?
On cherche
Bien que souvent et finalement
S’impose un rythme
Qui, à un moment donné quelconque, commande un arrêt
Et qu’à cet instant précis,
Écrire,
L’acte qui consiste à fixer des lettres sur une feuille lignée,
Nous contraint d’être aspiré par le vide insondable.
La voilà
Cette voix-là...
Qui hier, et même avant, à nous se dévoila
Pour nous inviter à suivre cette voie-là.
Ouin!
Mais qui, en toute sincérité, ne cherche pas à accumuler des biens?
Quant à nous, en tout cas, là, on a dit ce qu’on avait à dire.
Maintenant, il ne nous reste plus qu'à peaufiner le tout.
Nadagami