Quand même,
Tsé...
Bin c’est ça!
Dire pour seulement dire qu’on n’a rien, mais vraiment rien, à dire.
Le jour se lève,
M’élève
Et fait de moi son élève.
Toute une vie à se demander en se levant le matin
De quoi aujourd’hui sera fait pour finalement aboutir
À une fin de vie qui n’en finit plus de finir
Comme si tout devait s’arrêter là.
Parfois,
J’ai cette impression, plutôt navrante, d’avoir vécu
Pour rien.
On souffre, on rit, on travaille, on se couche, on se divertit
Pour,
En bout de ligne,
Rien?
Mais il n’empêche que je ressens, quelque part au fond de moi, la peur.
Passent les journées...
Écrire?
Facile.
De vivre du mot écrit?
Calvaire!
Passent les journées
À chercher afin de comprendre quelque chose
À cette chose qui n’est autre chose que le quotidien.
Écrire...
Et espérer en vivre...
Une illusion?
D’aucuns y arrivent.
On s’obstine malgré tout parce que, en fait, on n’a pas le choix.
Enfoncent les touches nos doigts.
Une fois de plus surgit
La trente-sixième ligne.
Nadagami