En fait,
Pour, telle une fleur sauvage, simplement
S’extirper du bouton floral d’un temps d’inspiration
Afin que survienne l’évanouissement de cet instant
Jusqu’à ce qu’un autre bouton...
Bin oui, tsé, i’ faut ç’qui faut. Faque hein, tsé comment cé... (Non?),
Jusqu’à ce qu’un autre (bouton) expulse sa flamboyance enveloppée.
Aujourd'hui, combien de fleurs sauvages fleuriront dans la cour arrière?
Monte le prix du baril de pétrole;
Monte le ton de la discorde;
Monte d’une fois à l’autre le montant total de la facture d’épicerie.
Écrire :
Juste pour rire;
Et sourire :
Tandis que je respire.
J’attends les mots :
Les doigts en appui sur les touches;
L’esprit en appui sur l’indescriptible vide s'emplissant d'inspiration;
L’absence en surabondance d’empressement en appui sur un sursis si sûr.
S’ajournent les jours.
Pleurent les pleurs.
Demain?
De doigts de mains sur les touches d’un clavier qu’il sera fait.
Abandon :
Les mots m’entraînent.
Au moins si je comprenais au moins une chose
Qui donnerait au moins un sens à une vie vécue à sens unique
Perdant ainsi au moins son sens
Qui, bric-à-brac tout en instants, s’écoule
Alors que coule pour s’y noyer sans pourtant se dissoudre ma conscience.
On tente de se tenir informer
Et nous emporte le tsunami de nouvelles juste bonnes pour la poubelle.
La pelouse est mouillée et le feuillage des arbres, de verts entiers.
Les unes après les autres les fleurs sauvages s’ouvrent et se fanent.
On a beau chiâlé, on sait qu’à un moment donné il nous faudra revenir.
Nadagami