Le voilà qui chantonne tout en improvisation qu’est l’été;
Mais bien qu’effectivement se déploie l’été,
Il claironne parfois que l’été a été quoique n’ait été tout l’été.
Les mots :
Tout à coup, entre deux secondes fuyantes, la certitude d’avoir compris;
Sauf qu'en même temps on cherche à se glisser derrière l’incompréhension
Parce que :
La peur de la solitude;
La conscience irrépressible du vide infini;
L’odeur lancinante de la mort associée à la pauvreté;
Le redoutable doute qui déroute.
Sous les pieds,
On a l’impression que le sol cherche à se dérober.
Il est vrai qu’en maints lieux
D’aucuns se montrent presque enthousiastes à faire trembler la Terre.
De l’autre côté de l’Atlantique,
Le prix du baril de l’or noir étant jugé trop bas,
Après les menaces, on passe en mode bombardements :
Et il y a ce pétrole tout en bas de la carte qu’on veut extraire.
Que d’instabilité!
Dehors,
Viréo mélodieux et cardinal rouge
Se donnent à fond de train de complaintes territoriales chantantes.
Le territoire, autant pour l’un que pour l’autre, qu’il faut :
Délimiter,
Occuper
Et surtout défendre.
Il en va de même en tout,
Qu’on le veuille ou pas.
De la cervelle d’oiseau,
Il en reste beaucoup sous la chevelure de l’homme.
Il fait beau,
Chaud.
Le gazon tendant à jaunir pousse quelque peu au ralenti.
Quant à la finalité de la vie, je n’y perçois qu’embrouilles.
Nadagami