Lorsque nous avons quitté les bancs d’école,
Voilà que surgissent à nouveau des pressions déstabilisatrices
Affectant l’ordre économique du pays.
À l’extérieur,
Le vent souffle avec insistance,
Et à l’image du contexte géopolitique actuel,
Depuis des ailleurs inaccoutumés :
Ainsi très souvent depuis le sud;
Depuis l’est mais sans la pluie habituelle;
Parfois depuis le nord;
Presque jamais depuis l’ouest bien que vent dominant coutumier.
En plus, le souffle éolien est couramment empreint de vélocité instable.
Après un hiver très peu neigeux,
Voilà qu’encore cette année le printemps s’écoule
Sans que la pluie ne tombe des jours durant.
Tantôt, bientôt, les feux de forêt?
On reconnaît moins notre pays,
Ce territoire
Hier aux rythmes saisonniers tout en harmonie.
Ici toutefois, les vrombissantes motos;
Ici aussi, les pétaradants quatre-roues;
Ici, les démesurés et toujours plus nombreux côte-à-côte;
Ici enfin, les silencieux hurlants des minounes.
Pourtant, les soubresauts économiques;
Pourtant, l’instabilité économique;
Pourtant, l’effritement économique;
Pourtant, en somme, l’incertitude économique croissante.
Passent les jours,
S’inscrivent l’amertume et l’angoisse, mais :
« Pèse sur la pédale à gaz! »
Les hurlements de moteur nous rendent sourds.
Les merles d’Amérique ont tardé.
Les chiens, plus nombreux, aboient.
« Envoye! Envoye! Pèse su’l gaz! »
Pour d’aucuns, le silence est une effroyable abomination.
Où s’en sont allés tant d’oiseaux?
Tantôt, espérons-le, la pluie!
Il en faut :
Déjà, plus au nord, des feux de forêt font rage.
Nadagami