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Cinq cent quarante-quatre

26/2/2024

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Quelques mots
Tandis que fuit à la faveur de la nuit
La grisaille enveloppante et quelque peu glauque
D’une journée ennuagée.
 
Ici et ailleurs,
En ce moment,
On est convaincu d’être.
Des images en déversement filmique,
 
Récurrentes,
S’accrochent
À notre conscience.
On préférerait
 
Que la mécanique
Mnémonique,
De temps en temps,
S’enraye.
 
Mais on a beau les repousser,
Ces images récurrentes et obsessives,
Elles finissent toujours par revenir
Et s’imposer à notre conscience
 
Qui est alors submergée
Par le défilement de scènes du passé,
 Aussi humiliantes que traumatisantes,
Qui nous paralysent autant qu’elles nous dépitent.
 
Moments affligeants de notre vie passée...
Qui, toutefois, à tout  moment peuvent ressurgir
En dépit des efforts déployés
Pour les tenir à distance de notre conscience diurne.
 
Que de temps
Consacré
À la visualisation répétée
De ces misérables scènes du passé.
 
Ouin!
Tant d’efforts annihilés quand la confiance
fait défaut
Et que la volonté n'en a rien à crisser d'elle-même.
 
 
Nadagami
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Cinq cent quarante-trois

22/2/2024

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​S’échouent,
Puis à la page
S’y accrochent,
Les mots.
 
Avant-goût printanier :
Lever du jour s’arrachant de l’emprise de la froidure nocturne;
Uniformité matinale de la bleuité céleste;
Sol recouvert d’une blancheur éclatante,
 
Presque aveuglante;
Début de journée générateur de titillements acéricoles;
Neige au sol piétinée bientôt collante;
Fuite depuis le versant montagneux de cris de corbeaux.
 
Ailleurs,
Sur le bord de la route,
Quatre chevreuils.
Au loin :
 
Une ligne d’horizon en perte de netteté.
De chaque côté de la rue Principale,
Marchent des gens, la plupart âgés, qui, ici et là,
Se croisent, se saluent, s’arrêtent pour placoter.
 
Dernier droit de l’hiver,
De la saison froide,
Plus empressé qu’à l’ordinaire qu’il semble être cette année
De passer le flambeau au printemps.
 
On peine,
C’est plus fort que nous,
À ne pas vouloir se sentir soulagé
De la fin de la saison des engelures.
 
Sauf qu’on a juste envie d’oublier,
Même si l’hiver tire bizarrement déjà à sa fin,
Même si l’hiver en cours a été d’une complaisance presque gênante,
Même si... l’hiver... n’en a pas vraiment été un.
 
Demain, peut-être qu’on s’inquiétera.
Mais seulement demain,
Car en ce moment au-dessus du village
Flotte un dôme céleste blanchi par une infinité de points de chaleur.
 
 
Nadagami
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Cinq cent quarante-deux

21/2/2024

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​Attendre les mots.
En même temps,
Repousser les envies de fuite
Tant on a la bougeotte.
 
Passent très lentement
Les innombrables secondes
Propices
À l’introspection.
 
En parallèle à
Ces tentations prodromiques menant aux escapades impromptues,
On s’auto-interroge,
Sans parvenir à structurer un semblant d’amorce de réflexion.
 
Les unes après les autres
S’accrochent aux lignes les lettres
Alors qu’on s’imagine observant
L’eau fuyante d’une rivière dont on tente de contrôler le débit.
 
En même temps,
En nous,
Le silence des mots s’accroche et lutte
Afin que le rien à dire en vienne à triompher.
 
C’est ainsi que s’acharne à imposer son rythme
Cette succession de raturages et de bariolages des mots,
Tantôt écrits bientôt illisibles.
On cherche à s’arrimer,
 
Peut-être avec trop d’empressement,
Probablement aussi sans vouloir déployer le moindre effort,
Afin de voir naître les mots
Assujettis à l’instantanéité du désir.
 
Que d’empressement!
Pointe du stylo en appui sur la feuille lignée.
« On se calme! »
(Mais que le débit est faible!)
 
En somme : rien de compliqué
Sans exagérément nous appliquer
Afin de ne pas avoir à tout expliquer,
Quoiqu’on soit très impliqué.
 
 
Nadagami
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Cinq cent quarante et un

17/2/2024

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​Tombe une neige éparse
Depuis un ciel ennuagé
Que, malgré tout, réussit à percer par à-coups
L’astre de jour.
 
En même temps
S’échouent au ralenti
Sur la feuille lignée,
Les mots.
 
Écrire...
Dessiner des phrases...
Attendre,
Toujours attendre
 
L’élan qui devrait nous propulser,
Mais qui se cantonne dans l’inertie.
En viennent tout de même à se succéder
Les lignes.
 
Sauf que pour y arriver il faut, tout d’abord, attendre,
Ici et là reprendre,
Évidemment nous surprendre,
Et enfin, avant chaque nouvelle ligne, nous détendre.
 
Écrire...
Pour dire,
Mais avec cette sensation en filigrane
De ne rien dire.
 
Dehors,
De l’autre côté des vitres des châssis,
Redevenu blanc,
L’hiver.
 
Quant à nous,
De ce côté-ci des vitres,
Des élans d’écriture
Poignés dans la glace de l’aphasie inspiratoire.
 
Dehors,
Les p’tits gars s’énervent :
Grondent les moteurs.
C’est vendredi.
 
 
Nadagami
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Cinq cent quarante

15/2/2024

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​Les mots,
Ce matin,
Sont exaspérants de silence.
C’est peut-être parce que,
 
Sous un ciel bleu
Et flottant au-dessus des brillances éclatées,
Est revenue
La saison du froid et de la neige.
 
Un autre long et exaspérant moment de silence.
On s’oblige à écrire,
Sans grande conviction,
Comme si c'était l'absence qui nous emportait.
 
L’impatience
Nous a, à au moins trois reprises ce matin, submergé
Et le stylo tenu entre nos doigts
De tout raturer sans discernement.
 
On est là,
Sans y être,
Avec cette sensation
De fuite
 
Tandis qu’on s’imagine être quelque part,
En un temps quelconque à venir,
Agenouillé,
Les deux mains dans la terre bêchée.
 
Les mots
Sont tellement
Silencieux,
Comme s’ils souffraient d’un excès de pudeur.
 
Jour d’épicerie :
On surveille les prix;
C’est devenu un jeu, sérieux,
Plutôt que d’être une tâche ennuyeuse.
 
L’heure du départ approche.
Tantôt,
On se relira.
Le soleil peint sur le sol des ombres gris bleu en fuite discrète.
 
 
Nadagami
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Cinq cent trente-neuf

13/2/2024

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​(Le lui remettre...)
(La lui redonner...)
Donc il ne faut surtout pas oublier :
Soit de la lui remettre; soit de le lui redonner (ou l’inverse).
 
Naissent,
Puis s’évanouissent ou se réalisent, les rêves supposément insensés
Qui, pour l’un, le sont (soit insensés),
Qui, pour l’autre, demeurent réalisables et surtout stimulants.
 
On est sentencieux
Sous les cieux,
Mais si peu soucieux
Des inévitables coups vicieux.
 
C’est comme si,
Soudain,
Sous le socle d’une volonté supposément incorruptible
Était découverte pour être étalée au grand jour
 
Une obsession maladive,
Maintenant sue et donc impossible à réfuter,
Qui jamais ne devrait être révélée
Parce que tout secret n’a pas à l’être,
 
Parce que, aussi, des secrets, il en faut,
Parce que tout un chacun en détient au moins un (un secret inavouable),
Parce que le dévoiler résulterait d’une affligeante résignation,
Parce que, hein, au fond, ça ne regarde que nous-même.
 
Rien ne relève de la perfection
Et à l’image de ce que révèle et cache notre habillement coutumier,
L’intégrité de notre personne
Conserve le droit à un secret de perception ignoré de tous.
 
En ce moment,
On voudrait fuir,
Pour oublier,
Pour nous oublier,
 
Pour juste regarder sans la moindre crainte le soleil se coucher
Et par la suite, se souvenir qu’il nous faut
Le/la lui remettre, le/la lui redonner, soit ce droit et cette nécessité
Qui relèvent d’une dissimulation personnelle à ne jamais dévoiler.
 
 
Nadagami
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Cinq cent trente-huit

12/2/2024

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​Quelques rares flocons
Tourbillonnent alors que les titille la brise légère.
Nos mots fuient,
Notre volonté, presque tout autant.
 
Il y a une absence,
Ou un vide,
Ou plutôt un espace insondable
Qui nous enveloppe et qui nous entraîne
 
Aux abords d’un trou,
Ou encore d’une faille,
Ou plutôt d’une crevasse
Afin de susciter en nous la naissance d’une pensée cathartique.
 
En fait,
On se demande ce qu’on pourrait bien rapporter
De plus que ce silence hurlant qui nous accompagne
Et qui semble plutôt enclin à se nourrir d’inertie,
 
Parce que presque tout le temps,
On n’a rien à dire.
Mais en nous, quelque part, même quand on se réveille la nuit,
Il y a cette voix qui nous parle et qui refuse de se taire :
 
Combien de vagues, aujourd’hui, déferleront dans l’indifférence absolue?
Tombent toujours dispersés les flocons.
Vacille l’hiver.
Rechigne le printemps qui, face aux chambardements climatiques,
 
Ne s’y retrouve plus,
Comme nous-même toutefois alors qu’on n’y comprend rien
À cette nécessité (si peu lucrative) d’écrire des mots
Pour nous sentir bien.
 
On ne se rappelle pas
Avoir demandé quoi que ce soit avant de naître.
Flocons légers emportés
Par une brise à peine perceptible
 
Et qui les contraint à tourbillonner en tous sens
Avant de se fixer en un emplacement jamais défini d’avance.  
L’hiver se relève après s’être enfargé,
Mais qui, cependant, n’affiche pas une vigueur très convaincante. 
 
 
Nadagami
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Cinq cent trente-sept

11/2/2024

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​Conditions météo saisonnières trop douces,
Et printanières trop hâtives,
Et hivernales trop maquillées,
Et journalières décidément trop n’importe quoi!
 
On est inquiet.
Qui s’en préoccupe?
En fait : qui a le temps de s’en préoccuper?
Une couche de plus qui s’ajoute à toutes les conditions à respecter
 
Pour avoir droit au bonheur.
On reconnaît notre penchant idéaliste.
Sauf que,
Présentement, dehors,
 
Alors qu’on est en plein mois de février,
Plus près du début que de la fin du mois en cours,
C’est le printemps qui déjà
Se pointe le nez
 
Après un automne qui a été très lent à décrocher.
On est inquiet.
Dehors, la neige fond.
L’hiver n’est plus alors que la mi-saison est encore à venir.
 
Quant à nous,
On s’imagine, peut-être à tort, faire de notre mieux.
Est-ce suffisant?
L’environnement en réclame davantage...
 
Fond comme au printemps ce matin la neige.
Oups! C’est curieux,
Mais il nous a semblé
Entendre... un silence :
 
Peut-être est-ce celui émis par des acériculteurs,
Ou encore par des travailleurs forestiers,
Ou plutôt est-ce celui des propriétaires de station de ski,
Ou enfin celui d’un petit vieux assis sur le bord d’une fenêtre
 
Et qui consacre ses journées à regarder les saisons passées?
On est inquiet.
On dirait que l’hiver est déjà tanné d’être ici, qu’il cherche à partir.
Des sucriers ont, aujourd’hui même, commencé à ramasser l’eau d’érable.
 
 
Nadagami
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Cinq cent trente-six

6/2/2024

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​Aux lignes de la feuille s’accrochent les mots
Que très souvent on biffe ou efface pour ensuite les remplacer.
Il fait beau.
Plusieurs jours se sont écoulés
 
Depuis que l’espace céleste
S’est, de façon marquée et pendant plus d’une journée, exhibé
Avec autant de bleuité et de luminosité.
Les ciels ont été si longuement ennuagés et gris
 
Au cours des dernières semaines.
Mais cela n’empêche en rien qu’on vieillit.
Les pentures de la carcasse nous font souffrir.
Quelques coups d’accélérateur et on s’extirpe de l’emprise de ces maux.
 
Dehors, blancheur neigée,
Ombres bleues teintées de gris très pâle,
Sommets montagneux blanchis de neige éclatante;
Plus bas, branchages ombrés qui séparent flancs et champs enneigés.
 
Chaque mot écrit
Nous permet d’aspirer
Au bienfait d’un moment de silence hurlant
En dépit des contraintes inhérentes aux bruits environnants.
 
Temps d’attente;
Temps de repos;
Les p’tits vieux de mon âge
Se promènent en char de village en village.
 
On tape,
On efface :
Doigts hésitants sur le clavier,
Inspiration déficiente.
 
Il nous faut reprendre,
Nous rasseoir face à l’écran et attendre,
Les doigts en appui sur les touches.
Tout autour, presque omniprésente, la forêt
 
Qui recouvre les flancs de montagne.
Bordent routes et rangs les champs cultivés.
L’hiver est doux,
Mais il est loin d’être terminé.
 
 
Nadagami
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Cinq cent trente-cinq

5/2/2024

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​S’asseoir
Et attendre :
Les mots
Sont enrobés de tant de silence.
 
Pourtant, on écoute.
À moins que, en réalité, on cherche à s’en convaincre.
Tout est si
Conditionnel.
 
Il est vrai que notre tête crie
Très fort.
Il faudrait
Qu’elle se limite à corriger.
 
En même temps,
La pointe du stylo s’obstine à abandonner,
À la suite de son passage,
Des lettres qu’une volonté lui commande d’écrire.
 
S’accrochent donc à la feuille les mots
Qui sont des secondes textualisées
Et qui succèdent au déploiement d’un élan
Contraint à la matérialisation.
 
Ce n’est que cela :
Un élan
Qui s’échoue
Et qui procure délivrance.
 
Ainsi est-on
Libéré
Des humiliantes et réductrices mortifications
Qu’engendre une production à la finalité prédéterminée.
 
Notre vie passée toutefois,
Trop souvent contraire à l’expression de notre réalité,
Nous harasse
Et poursuit son travail de sape.
 
Le doute,
La crainte,
Les interdits :
Héritage insoupçonné d’une famille nombriliste.
 
 
Nadagami
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